Trois moyens de créer un environnement exempt de harcèlement au Rotary

Par Katey Halliday, membre de la première task force du Rotary International sur la Diversité, l’équité et l’inclusion.

Il n’y a pas de place pour le harcèlement au sein du Rotary. Les gens ne rejoindront ou ne resteront jamais au Rotary s’ils sont exposés à du harcèlement.

La politique du Rotary sur le maintien d’un environnement sûr lors des réunions, des événements et des activités indique clairement que le harcèlement n’est pas toléré. Elle stipule également que tous les dirigeants du Rotary, y compris les présidents de club, doivent suivre une formation annuelle sur les politiques du Rotary International en la matière.

Mais est-ce seulement aux dirigeants de s’assurer que le Rotary reste exempt de harcèlement ? Non. C’est l’affaire de tous de créer et de préserver une culture qui ne tolère, n’ignore ou n’excuse le harcèlement.

1. S’éduquer soi-même

De manière générale, le harcèlement se définit comme tout comportement, de nature verbale ou physique, ayant pour effet de dénigrer, d’insulter ou d’offenser une personne ou un groupe de personnes sur la base de caractéristiques personnelles (âge, origines, race, couleur de peau, aptitudes, religion, statut socio-économique, culture, sexe, orientations sexuelles ou identité de genre).

Il n’y a rien dans cette définition qui parle de l’intention. Personne n’est à l’abri d’un comportement involontaire qui ressorte du harcèlement. Que ce soit « juste une plaisanterie » n’est pas une excuse.

Ce n’est pas le rôle des victimes de harcèlement de sensibiliser, c’est à nous-même que cela revient. Mieux nous connaissons la diversité des collectivités que nous servons, moins nous risquons de porter involontairement atteinte à une personne.

Et si nous sommes interpellés, évitons d’adopter une attitude défensive, mais réfléchissons, tirons des enseignements et modifions notre comportement.

2. Sensibiliser les autres

Lorsque nous sommes témoins d’une situation inappropriée, nous devons faire preuve de courage pour y réagir. Ce qui compte, c’est d’agir. Voici quelques pistes :

  • Interrompez des paroles inappropriées en changeant de sujet
  • Dénoncez des paroles inappropriées en le faisant remarquer verbalement
  • Apportez votre soutien à une personne qui estime avoir été victime de harcèlement. Veillez à ce qu’elle sache qu’elle n’est pas seule et qu’elle ne réagit pas de manière excessive
  • Opposez-vous aux comportements d’une personne ou d’un groupe, mais contestez le comportement et non l’individu (selon que vous dites « vous êtes un sale type » ou « la blague que vous avez racontée était inappropriée », vos paroles susciteront des réactions très différentes)
  • Demandez conseil à une personne de confiance pour déterminer les mesures à prendre
  • Signalez les comportements abusifs par les mécanismes adéquats.

3. Sensibiliser le club

Profitez des réunions de votre club pour avoir une discussion constructive sur la diversité et l’inclusion. Vous pouvez par exemple contacter une entreprise ou une organisation pour qu’elle fasse part de son expérience en matière de lutte contre le harcèlement sur le lieu de travail.

Ce type de discussion est fréquent sur les lieux de travail, car on y reconnaît non seulement les risques liés à l’absence de réponse adéquate au harcèlement, mais aussi les avantages de créer des environnements de travail sûrs, respectueux et inclusifs.

Vous pouvez aussi suivre le cours Prévention et lutte contre le harcèlement dans le Centre de formation en ligne (vous devez vous connecter à Mon Rotary).

Créer un environnement exempt de harcèlement au Rotary, c’est d’abord créer une culture de respect et d’inclusion. Si le changement de culture peut prendre du temps, il n’en demeure pas moins essentiel si nous voulons assurer la pérennité de nos clubs en veillant à ce qu’ils attirent et fidélisent un éventail diversifié de membres.

Katey Hallida

Note sur l’auteure : Katey Halliday est actuellement membre de la première task force du Rotary International sur la diversité, l’équité et l’inclusion. Elle est ancienne présidente et membre fondatrice du club Rotaract d’Adelaide City et membre du Rotary club d’Adelaide Light. Elle a également été cheffe d’équipe, coordinatrice et formatrice à des RYLA. Katey est responsable de projet et animatrice de formation au sein de la branche « Diversité et inclusion » de la police d’Australie du Sud.

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